L’Economie Sociale et Solidaire et la CAE
L'Economie Solidaire et Sociale, un lien essentiel pour nos valeurs et nos pratiques
Issue du rapprochement de l'économie sociale et de l'économie solidaire, l'Economie Sociale et Solidaire recouvre de multiples définitions. Nous parlons d'un secteur économique où le sens des actions et les acteurs sont les valeurs premières et où les richesses ne se limitent pas à l'intérêt économique des idées.
L'Economie Sociale et Solidaire est un secteur qui regroupe un large éventail d'initiatives, se définissant souvent par des statuts administratifs et juridiques tels que les coopératives, les mutuelles, les associations, les syndicats et les fondations. Ces structures fonctionnant sur des principes d'égalité des personnes, de solidarité entre membres et d'indépendance économique peuvent développer toutes sortes d'activités de production ou de services sous la forme d'initiatives nouvelles ou d'organisations innovantes.
A part les banques et
assurances mutualistes, la majorité des activités définies comme faisant partie
de l'Economie Sociale et Solidaire sont des activités visant à expérimenter de
nouveaux "modèles" de fonctionnement de l'économie, tel le commerce
équitable ou l'insertion par l'activité économique, les financements
solidaires, les nouveaux modes de gestions collectives, etc.
Quelques principes de l'économie sociale et Solidaire
Les activités économiques exercées par ces organismes (principalement des coopératives et des associations, ainsi que des mutuelles) se rejoignent par la capacité à mettre en œuvre l'éthique et l'équité qu'ils ont choisies de respecter. Ces valeurs se traduisent par les principes suivants :
- un statut privé : entreprise SA/SARL ayant fait le choix de rajouter un statut coopératif ; un statut associatif, etc.
- la primauté de l'Homme sur le capital. Dans l'entreprise, chaque sociétaire prenant une part de capital a le même pouvoir de décision que les autres, ceci étant centré sur la valeur humaine. Nous parlons de sociétariat basé sur le principe d'une personne = une voix.
- un but non lucratif mais pouvant être marchand.
- un secteur économique à part entière qui œuvre sur le marché mais avec ses principes propres.
- l'indivisibilité des réserves : patrimoine collectif et impartageable.
- une finalité explicite au service de la collectivité : intérêt général et utilité sociale, qui permettent d'évaluer si les actions sont concrètement en accord avec les principes et si les structures appartiennent bien à l'Economie Sociale et Solidaire.
- un processus de décision démocratique : « une personne = une voix » permet aussi et surtout dans les coopératives et les mutuelles aux salariés d'être largement représentés.
- un outil de travail égalitaire : dans une coopérative, étant donné que la majorité des sociétaires sont les salariés, l'entreprise respectant ses acteurs principaux (les salariés) devient un outil de travail à destination de la pérennisation des emplois.
- une autonomie de gestion pour que les coopératives et les mutuelles ne puissent pas être détenues par des sociétaires extérieurs à la réalité du travail de la structure.
- un ancrage territorial ou sectoriel permettant des actions de proximité, la prise en compte des besoins et des acteurs d'un territoire avec ses particularités et ses possibilités.



